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Vendredi 27 avril nous quittons notre hôtel vers midi. Nous avons rendez-vous avec Azzedine qui vient en voiture pour nous conduire chez lui y manger le couscous. Nous passons un super moment ensemble avec également Bahia son épouse et Marieme leur fille. Nous visionnons un dvd du mariage de leur fils, une superbe cérémonie traditionnelle. Azzedine nous accompagnera à la gare routière vers 17h. Nous irons en grand taxi jusqu’à Tanger Med, pour embarquer sur le ferry. Nous allons vous le faire plus court que la réalité. Le départ était prévu à minuit nous partirons à 2 heures du matin. Nous devions avoir 36 heures de traversée, ce sera 40 heures. Nous mettrons le pied sur la terre ferme à 19h et pourrons quand même envisager de faire du stop vers Valence.

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Jeudi 26 mars. Nous démarrons doucement de Rabat en vieux habitués de la route et du stop. Nous prenons un taxi qui nous sort du centre et nous dépose à l’entrée de l’autoroute ( environ 7 km pour 40 Dirhams environ 4€). Bon, on a marché un peu avant et pris le tram. Le temps de préparer un carton «Tanger » et nous voilà en position. Le trafic est dense, mais pas de problème un petit camion de messagerie s’arrête. Nous embarquons en nous apercevant qu’un autre véhicule s’est aussi arrêté et que nous avions l’embarras du choix. Nous remercions d’un signe de la main et nous voilà embarqués avec Azzedine qui fait une livraison à Tanger. Nous discutons et en apprenons un peu plus sur les usages au Maroc concernant le mariage. Azzedine et Mariam sont amoureux mais la maman ne veut pas du mariage car Azzedine n’a pas assez d’argent. Une situation qui lui paraît insoluble ici. Bref, on ne va pas tout dire, mais ça nous paraît bien triste. Azzedine nous déposera à l’entrée de Tanger avec un grand sourire. Nous lui souhaitons bonne chance et nous lui demandons de nous inviter s’il réussit à se marier avec Mariam. Comme pour les autres photos avec nos chauffeurs, nous prenons le numéro WhatsApp pour envoyer les photos prises, dès que nous avons une connexion wifi. Nous sommes arrivés à Tanger en début d’après-midi et après avoir trouvé un bon hôtel pas trop cher et propre, nous profitons de nos derniers moments passés dans la médina. Demain vendredi midi, nous sommes invités à manger le couscous chez un autre Azzedine, celui que nous avions rencontré à Tanger à l’aller et qui nous avait transportés en sortie de ville pour faire du stop vers Dakar.

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Mercredi 25 mars. Nous revoyons Taoufiq à l’hôtel. Il se démène pour essayer de nous trouver une solution avec un camionneur, mais avant 10 heures le matin les chauffeurs se reposent ou sont déjà sur la route. Devant l’incertitude d’un transport nous décidons de prendre un taxi qui nous emmènera sur la route de Marrakech et Casablanca. Avec notre méthode infaillible pour faire du stop, nous décidons Mustapha à s’arrêter. Un petit camion avec un gros chargement de 22 tonnes de tomates mais avec 2 vraies places passagers.On ne va pas très vite mais c’est confort. Et puis on est dans l’action et ça nous plait bien. Ah, un contrôle de police. Mustapha prépare un disque de contrôle avec 20 Dirhams pour le policier. C’est comme ça d’habitude. Mais là avec 2 touristes français ils lui en demandent 100. Tout ça se passe hors de portée de nos oreilles et de nos yeux. Nous apprendrons quand Mustapha remonte dans le camion qu’il a finalement payé 50 Dirhams. Nous nous empressons de lui rembourser les 30 Dirhams même si cette situation nous révolte. Que faire? Toute discussion avec policier serait de nature à attirer des ennuis à notre chauffeur, et ce n’est pas nous qui réglerons la question de la corruption au Maroc, en Mauritanie ou au Sénégal.. C’est juste contrariant de peser 30 Dirhams, ça ne fait pas cher le kilo de Berniques. On aurait quand même bien aimé jouer avec la police. Mustapha nous déposera sur une aire d’autoroute entre Marrakech et Ben Guerir. Hasard du trajet, l’aire d’autoroute est la même que celle où Taoufiq nous a embarqués à l’aller. Embrassades et photo avant de se séparer, nous faisons une pause café avant de reprendre notre route. Nous pensons qu’il est trop tard pour envisager d’arriver à Tanger, nous visons Rabat. C’est bien de viser un objectif ça nous permet de l’atteindre. Nous ne sommes pas tentés par Casablanca. Il ne nous faudra pas plus de 10 minutes pour trouver un nouveau véhicule. M’hamed nous emmènera à Casablanca et nous déposera sur une aire d’autoroute pour Rabat. Nous aurons de nouveau le temps de discuter, d’un festival du film amazigh à Tafraoute, de la vie au Maroc, des traditions, de la religion et aussi de la politique. Un bon moment passé avec M’hamed qui parle un excellent français. À Casablanca nous ne resterons à nouveau pas plus de 10 minutes. Un français architecte en espaces verts originaire de Montpellier et installé à Rabat nous déposera à l’entrée de Rabat. Un petit trajet en taxi et nous voilà à l’hôtel où nous nous sommes arrêtés lors du trajet aller. Au moins nous savons que c’est propre et nous connaissons le tarif.

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Mardi soir 24 avril. Nous allons passer une dernière nuit à l’hôtel d’Inezgane. Vu de ce soir, nous envisageons de reprendre l’auto-stop demain matin afin de tenter de rallier Tanger dans la journée. Après le souk Elhad dimanche, Taoufiq notre ami, nous a accompagnés au souk de Inezgane lundi et nous a fait livrer un tajine aux 7 légumes que nous avons dégusté ensemble dans le salon de l’hôtel. Taoufiq a fait lui-même son marché et en a commandé la cuisson dans un restaurant du quartier. Aujourd’hui nous étions invités chez Rachid pour y déguster un couscous préparé par sa maman Fatima. Habituellement le couscous c’est le vendredi, mais comme nous sommes sur le départ, ils ont dérogé à l’usage, pour notre plus grand plaisir. 

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Dimanche 22 avril. Nous passons la journée au souk Elhad d’Agadir. Nous sommes accompagnés de Taoufiq et y retrouvons Rachid notre ami passager sur la banquette arrière la veille. Une journée sur la même banquette ça crée du lien. Il est à la boutique avec Ali un de ses frères. Nous y partageons un tajine et le thé. On ne s’en lasse pas. Cette journée au souk est vraiment un grand plaisir et l’occasion de prendre une rafale de photos. Tous nos sens sont en éveil. Aux parfums des épices se succèdent ceux des encens de toutes sortes, puis la vue des étals dés marchands de théières ou de cuir, la clochette du porteur d’eau, la dégustation de l’huile d’argan. Une vraie caverne d’Ali Baba. Nous nous disons que nous pouvons encore acheter quelques babioles et qu’elles rentreront bien dans notre sac à dos déjà prêt à exploser. Pour finir cette journée à Agadir nous passerons par la plage et surtout la terrasse d’un bar où Taoufiq aime aller boire un jus de fruit original quand il est en repos.

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Samedi 21 avril. Nous prenons un taxi pour nous emmener au poste de la gendarmerie royale en sortie de Boujdour sur la route de Laâyoune/Agadir. Nous faisons du stop à proximité du poste, sans doute un peu trop près. Les routiers nous font comprendre qu’ils n’ont qu’une place avec ceinture de sécurité. C’est sans doute aussi un prétexte mais nous préférons nous éloigner un peu de cette pression réelle ou supposée. Nous marchons quelques centaines de mètres et nous posons à nouveau. Un grand taxi (7 places) s’arrête sans que nous l’ayons sollicité. Nous précisons que nous faisons de l’auto-stop et ne prenons pas de taxi. Nous comprenons qu’il a fini sa course (Agadir - Boujdour) et qu’il rentre à vide à Agadir. Nous montons et comprenons une nouvelle fois que c’est encore un chauffeur qui a passé la nuit au volant. Il prévoit de dormir à Laâyoune. Nous lui ferons la conversation et surveillerons son regard dans le rétro, afin d’intervenir si besoin pour lui éviter un éventuel endormissement. Ça nous préserve à 50% d’un risque d’accident. Nous ne sommes pas à l’abri d’un chauffeur dans le même état allant dans l’autre sens, mais ce ne serait vraiment pas de chance. Il nous déposera sans encombre à 25 km de Laâyoune. Il nous faudra un camion toupie et une voiture de plus pour contourner Laâyoune et nous retrouver à un nouveau poste de gendarmerie pour trouver le véhicule qui nous emmènera à Agadir. On n’y croyait pas trop. Arriver à Agadir dans la journée relève encore d’une bonne part de chance.A l’avant il y a Ibrahim passager et Rachid qui conduit. Derrière sur une banquette 3 places, il y aura un autre Rachid, puis Mouloud et 145 kg de Bernique. Pour faire 650 km comme ça, il faudra gérer l’espace, tantôt l’un sur une fesse et demie et l’autre adossé, et tantôt l’inverse, histoire de varier les plaisirs. Mais nous leur sommes reconnaissants de nous avoir embarqués car nos 2 compagnons de voyage sont logés à la même enseigne. Et puis il y a quelques pauses, une pour déguster du lait frais de chamelle et la pause repas où nous sommes invités à partager le tajine et le thé. Nous voulions qu’ils soient nos invités. Refus catégorique, on sent qu’il ne faut pas insister, on risque de fâcher. Encore une fois, nous serons déposés à la porte de notre hôtel, là où Taoufiq notre ami camionneur du voyage aller nous a réservé une chambre. Nous retrouvons Taoufiq plus tard dans la soirée pour boire un café et palabrer un peu. Il est en congés et nous servira de guide pour visiter Inezgane et le souk d’Agadir où nous avons convenu de retrouver Rachid demain.

Anecdote durant le trajet. Nous avons croisé sur la route quelqu’un en panne d’essence au milieu de nulle part. Rachid notre chauffeur s’arrête. Nous ne comprenons pas tout de suite la discussion mais nous repartons avec une bouteille plastique de 5 litres et un billet pour acheter de l’essence. L’espace d’un instant nous pensons qu’il faudra revenir avec les 5 litres d’essence pour le dépanner. Et non. Une dizaine de km plus loin, nous trouvons un marchand d’essence, pas une station, Ibrahim se charge de payer l’essence, et le vendeur trouvera un autre automobiliste qui va dans l’autre sens pour effectuer la livraison. Bel esprit collectif de solidarité, n’est-ce pas?

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Bon, après moultes tergiversations la décision est prise. Nous avons réservé un ferry de Tanger à Sète pour vendredi 27 avril au soir. Nous avons quelques étapes à effectuer en France avant de rentrer à la maison sur notre rocher. On ne peut pas tout dévoiler maintenant, on réserve quelques surprises à certains de nos lecteurs. 

Pour le moment, nous nous préparons à quitter Boujdour samedi matin 21 avril pour nous rendre à Agadir retrouver Taoufiq, une de nos rencontres du trajet aller. On vous tient bientôt informé.