Quand tu arrives à La Paz, tu ne calcules pas les distances entre deux points, mais les dénivelés, et tu évites de reprendre ton souffle au passage des jolis bus qui sillonnent la ville. Dans chaque pays traversé en Amérique Latine nous avons croisé une manif. Bon d'accord, on cherche un peu. Et là on voit que les femmes sont aux commandes: les premières dans le cortège et ce sont elles aussi qui font le sit-in dans la rue principale de La Paz. Le palais présidentiel se situe à quelques dénivelés au dessus du centre ville. Il est surprenant de voir le peu de dispositif de protection, contrairement à Buenos-Aires où Macri (Président Argentin s'est bunkerisé), ou d'autres plus près de chez nous.
Mise à part les bus rutilants et fumants, La Paz c'est aussi les téléphériques pour se déplacer dans la ville et aller vers El Alto, la ville haute de la Paz ou se tient un marché hebdomadaire. La Paz c'est aussi des marchands ambulants qui vendent des petits bouquins sur la constitution bolivienne, et les nouvelles lois. On ressent cette envie d'un peuple éduqué. Les slogans plutôt discrets rappellent quelques principes de bases tel que l'égalité de tous devant la loi. Bon la pauvreté n'est pas éradiquée mais il paraît que ça progresse.
Et enfin avant de quitter La Paz, une scène de rue ou un guérisseur officie sur un trottoir et un passage au cimetière le temps de s'apercevoir que les morts ne mourront pas de soif.

















