Nous avons quitté au petit matin notre woofing pour rallier Villa De Leyva via Bogota. Nous commencerons par un mini-bus jusqu’à Bogota et ensuite un grand bus hyper protégé par un quantité impressionnante de bondieuseries jusqu’au crucifix qui s’illumine quand le chauffeur freine. Déjà dans le premier petit taxi le chauffeur se signe quand il y a un panneau annonçant des chutes de pierres. Et jusque-là on peut dire que c’est efficace, nous n’avons pas eu d’accident, juste frôlé une moto, mais face à un bus c’est certainement lui qui aurait eu mal, même s’il était bien à sa place. Il faut dire qu’en Colombie les chauffeurs de bus qui nous ont transportés étaient plutôt du genre conduite sportive. Nous n’avons pas pu savoir également à combien de temps était plafonnées les heures de conduite.
Arrivés à Villa De Leyva la gérante de l’hôtel nous informe qu’elle n’a pas pris en compte notre réservation Booking.com. Un résident à souhaité prolonger son séjour, ce qu’elle a accepté, sans tenir comte de notre arrivée. Bon, tout s’arrange, plutôt qu’un dortoir pour 5 on lui demande de nous trouver une solution conforme à notre réservation et au même prix. Il ne lui faudra pas plus de 5 minutes pour trouver une solution dans un apartahotel. Vu le rapport qualité/prix nous confirmons dès le premier jour que nous resterons 6 nuits au lieu de 3 aux mêmes conditions tarifaires (50000 pesos la chambre double avec douche et WC soit environ 15€). Nous avons également une cuisine à disposition ce qui nous permettra quelques repas de légumes, les colombiens sont assez adeptes de viandes grillées (asado) ou en bouillon (caldo bouillon avec costilla de bœuf et une pomme de terre ou 2).
Villa De Leyva est une jolie petite ville avec une partie touristique autour de la plaza central et une partie plus authentique (et moins chère) dès qu’on s’éloigne de la place. Hormis la ville il y a quelques points d’intérêt comme Iguaque, la balade vers la casa terracota et le CIP (Centro de Investigaciones Paleontológico), et une bourgade voisine Ráquira. Après notre woofing nous avons alterné entre les jours actifs et les jours ou le temps ne compte pas, l’essentiel étant de ne rien faire mais de le faire bien. De ce point de vue nous avons atteint l’objectif avec LesBreizhLatinos. Concernant les balades c’était tranquille du côté de la casa terracota et Ráquira. La casa terracota a été conçue et construite par un architecte qui semble-t-il ne l’a jamais habitée. La construction a duré une quinzaine et est devenue un lieu de visite. Ráquira la coquette quant à elle est un petit super marché étalé sur quelques rues autour de la place. Pas certain que les produits vendus soient artisanaux et locaux, mais il n’y a pas d’étiquette pour vérifier l’éthique. Bon ceci dit, si ma mémoire est bonne personne n’a succombé à la sorcière tentation. Quant à Iguaque, le petit lac se trouve à 3600 m d’altitude et on y accède après 1000m de dénivelé sur un chemin de 4 kms . Il faut aussi prendre une assurance pour accéder au site. Ne vous inquiétez pour trouver la compagnie, tout est prévu, c’est le passage obligé vers le site. Il nous en a coûté 5000 pesos et 52000 pesos pour l’entrée sur le site. ( 1€ env 3500 pesos colombiens). Nous avons bénéficié d’une météo bienfaisante sans trop de soleil et pas de pluie. L’idéal pour ces heures de marche où nous étions quasiment seuls, surtout à l’heure du pique-nique en haut du site.
Passée cette dernière semaine en Colombie pour nous, nous avons quitté LesBreizhLatinos au terminal de bus de Bogota. Le petit baroudeur Jojo partait en France, avec une hôtesse de l’air de Air France, pour un mois voir son papa, et autre membre de la famille. Il reviendra, accompagné de son grand-père qui séjournera une dizaine de jours, pour la 2ème partie du voyage qui se terminera en juillet pour LesBreizhLatinos. Bon on a traîné un peu dans le terminal , mangé un morceau, bu un coup, avant de vraiment se séparer. Le samedi 2 février la Bernique Baladeuse montait dans un bus pour Ipiales ville frontalière colombienne pour passer en Équateur dès le dimanche 3 février. Ça y est c’est fait. La suite dans une prochaine mises à jour.
NB: merci à celles et ceux qui nous lisent et certains nous écrivent. Dites nous, palabrez nous s’il y a trop ou pas assez, de texte, de photos ou autres. En tout cas, nous on vous embrasse.











































































Samedi 12 nous quittons Salento à 9h00 pour un woofing à la Magdalena. Nous avons trouvé ce woofing (Le WWOOF est un acronyme qui désignait à l'origine « Working Weekends on Organic Farms » (week-ends de travail dans des fermes biologiques). En automne 1971, Sue Coppard, une secrétaire travaillant à Londres, a voulu offrir la possibilité aux citadins de découvrir la campagne tout en soutenant l'agriculture biologique.) grâce à Hervé et Maureen qui sont abonnés au site work away. Ce sera leur cinquième woofing depuis août 2018 et le premier pour nous. Nous prévoyons d’y rester deux semaines. Nous arrivons en taxi et sommes accueillis avec des signaux de lampes torches afin de montrer au chauffeur que c’est là qu’il doit nous déposer. Il est 22 heures. L’accueil est chaleureux et nous commencerons à travailler lundi, domingo c’est repos. Les conditions du woofing sont précisées sur le site: desayuno (petit déjeuner) et almuerzo (déjeuner) seront avec l’hébergement la contrepartie du travail que nous fournirons. Nous travaillerons tous les matins et récupération l’après-midi pendant les heures les plus chaudes. Tout ça se fait en bonne intelligence et confiance réciproque. Dimanche à La finca de los Jasmines nous faisons plus ample connaissance avec Bernardo, Patricia, et Fabiola, Josué,Luisa qui passent quelques jours de vacances à la finca. Nous irons l’après-midi à la Magdalena le village le plus proche situé à une heure de marche de la finca. C’est là que nous pourrons nous ravitailler pour les repas du soir, boire une bière, nous offrir un asado ( barbecue) dans un restaurant et c’est aussi sur la place du village que nous pouvons nous connecter grâce à un réseau wifi gratuit. La finca c’est en traduction une ferme, mais appliquée ici et généralement au maison avec jardin et terrain arboré, essentiellement de fruitiers. Le chantier est important. Patricia et Bernardo envisagent une autonomie alimentaire et doivent gérer leur stockage d’eau. Ils n’ont pas d’accès à un réseau d’eau potable. Nous commencerons par le nettoyage des gouttières et ajustage des plaques ondulées aux gouttières pour optimiser la récupération d’eau, abattage de deux arbres par Giovanni un pro de l’élagage et du bûcheronnage. Nous, nous nettoyons le terrain et rangeons le bois.
Mercredi pas de travail, nous allons au Rio avec nos hôtes Patricia, Fabiola, Luisa, Josué. Bernardo reste à la maison pour préparer des arepas (galettes de maïs)
Jeudi le travail reprend, LesBreizhLatinos préparent un futur composteur et les Berniques structurent un bout de jardin et sèment des haricots rouges et potirons. Soyez rassurés on travaille aussi ensemble. Ensuite restructuration des escaliers menant au Rio, nettoyage de terrasse et finalisation des côtés du composteur avec du bois de récupération
Le vendredi soir c’est apéro à la française, avec 3 convives supplémentaires Juan David, Marcella et Kia, au cours duquel nous partageons chansons françaises et colombiennes. Sabado (samedi) c’est boulot. Nouveau défrichage et nettoyage de terrasse. Le midi asado préparé par nos hôtes (viande de porc et de bœuf chorizo maïs banane pommes de terre au barbecue).
Domingo c’est toujours repos !!
Lundi nous reprenons notre activité avec la taille de la haie de bougainvilliers et désherbage du carré de maïs et tomates . Ensuite ce sera un nouveau défrichage qui finalement servira à la plantation de manioc. Puis Maureen s’occupera des troncs à peindre, les « derniers cailloux » du jardin, enfin presque seront déterrés par Don Hervé et Señor Hervé, Fanche effectuera les derniers semis. Enfin in-extremis, Fanche réalisera une aquarelle pour Doña Patricia et Don Bernardo, et Don Hervé le totem signant ainsi la fin du woofing. Samedi 26 janvier c’est avec émotion que nous quittons la finca. Il est 6h30 quand nous quittons les lieux. Tout le monde est debout pour les derniers abrazos. Direction Villa de Leyva pour y passer une dernière semaine de détente et tourisme avec LesBreizhLatinos, après quoi nos routes se sépareront pour de nouvelles aventures. Mais nous y reviendrons lors d’une prochaine mise à jour.











































En raison d’un fausse manipulation il semblerait que la Bernique Baladeuse ait perdu toutes les mises à jour pour sa page Colombie. Nous allons voir si Orange peut faire de la magie. Pour ce soir c’est le dépit qui l’emporte.
Vu du lendemain matin 5 février,
Des solutions existent pour récupérer une partie des éléments. La Bernique baladeuse tente de faire fonctionner son cerveau. Une récupération partielle des récits à partir du 12 janvier sera possible. Pour les photos les séries seront un peu différentes en fonction de l’inspiration du moment. Tout ce qui a pu être écrit du 27 décembre au 12 janvier est définitivement perdu, les photos quant à elles sont sur une clé USB et ferons l’objet d’un traitement au retour en France.